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Histoire sociale de la subjugation du futur par l’économie financière depuis les années 1970

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[C’est un travail en cours. S’il vous plaît ne pas citer.]

~ Hizkia Yosie Polimpung

 

19450915033_23142c377b_b(Source: leblogalupus.com)

 

Résumé

Cette recherche vise à construire un récit sur la façon particulière avec laquelle le Capital continue à améliorer son mode d’accumulation à la suite de la révolution technologique. Cette amélioration, j’insiste est/serait aussi bien due à une crise du mode d’accumulation ancien qu’au défi posé par la société qui s’y oppose. Pour mener cette recherche, je vais observer les divers instruments financiers et leur émergence ou leur naissance qui deviennent possible grâce à l’avancement de la technologie informationnelle, surtout à la révolution du réseau d’internet. (La gamme de) ces instruments financiers consistent en deux types : ceux qui sont technologiques, et ceux qui sont économiques, voire économétriques.

Les premiers consistent en logiciels et matériaux, c’est-à-dire, de la technologie de la fibre (même du laser), le processeur d’ordinateur plus rapide, la monnaie virtuelle de Bitcoin, jusqu’au Trading Haute Fréquence (THF). Bref, tout ce qui permet au trading de s’effectuer en temps réel ( ?). Les deuxièmes, économiques, se composent de divers instruments d’investissement financier comme les produits dérivés (les forwards /les futures, le swap, et l’option), les actions, les schémas du crédit ou de la créance (inclus/ y compris le système de Ponzi et toutes ses récentes mutations), les devises étrangères (Forex), les fonds communs de placement (mutual fund, Angl.), les titres, mais aussi les mécanismes de notation, et d’évaluation financière et de titrisation. Bref, tout ce qui permet la diminution du risque venant d’incertitude de l’avenir caractéristique du monde financier. Jusqu’ici, nous nous confrontons aux manifestations matérielles des instruments financiers.

Je ne m’arrête pas ici, je vais aussi entrer dans une dimension plutôt immatérielle. Il s’agit de, pour les matières technologiques, ce qui constitue la fondation abstraite essentielle pour l’interface de ces technologies. Cette fondation abstraite concerne effectivement l’algorithme ou bien la programmation logique. Je voudrais aussi donc suivre tout le détail des développements de l’algorithme et de la programmation logique qui se déroulent et accompagnent en arrière-plan l’évolution des technologies de la finance. Alors, la dimension immatérielle à l’égard des matières économiques se situe au niveau des modèles, les méthodes et les formules d’évaluation des actifs financiers, de compte du profit, de calcul d’annuité, etc. Parlant de ceci, nous pouvons alors la connaître vite qu’elle se manifeste aux formules d’équation mathématiques dans la statistique de probabilité, la prévision, la comptabilité ou bien l’économétrie. J’ajoute encore que je vais aussi suivre les développements de ces formules complexes qui se déroulent et accompagnent en arrière-plan l’évolution des mathématiques de la finance.

Pour bien guider la recherche, je pose la grande question suivante : sous quelle condition l’évolution d’instrument et d’innovation financière a-t-elle été permise ? Cette question pourrait nous mener aux quelques questions qui s’ensuivent. Certaines seraient : quelle est la nouvelle ( ?) façon d’accumuler du capital montrée par chaque innovation d’instrument financier ? Pourquoi le Capital a-t-il évolué dans sa façon d’accumulation ? En d’autres termes, si l’on reformule ces questions en utilisant la perspective de la problématisation chez Foucault : envers quel problème les divers instruments financiers deviennent-ils la réponse ? À travers quelle façon la font-ils ? C’est justement la raison pour laquelle ce problème est important à résoudre.

En général, je voudrais avancer l’hypothèse selon laquelle toutes les évolutions de tous les instruments financiers concrets, qui sont soutenus en arrière-plan par les développements en algorithme et en mathématique de la finance, sont orientées toujours vers une subjugation du futur. Autrement dit, elles sont la réalisation de l’effort du Capital à diminuer, même jusqu’à zéro, le risque du futur et à surmonter l’incertitude sur ce qui se passera à l’avenir. Elles ont pour but de rendre le temps (au) futur calculable, prévisible, et contrôlable de manière à pouvoir maintenir l’accumulation du capital existante et la rendre durable, voire éternelle !

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