L’histoire sociale des transformations des relations internationales à l’époque du capitalisme financier, depuis le « choc Nixon » jusqu’à présent

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[Plan de recherche en cours. S’il vous plaît ne pas citer.]

~ Hizkia Yosie Polimpung

 

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(Source: leblogalupus.com)

À travers le plan ci-dessous, je m’efforce tout d’abord à trouver les fondements de l’hégémonie de la finance aujourd’hui, celle qui apparaît clairement au lendemain de la crise des Subprimes de 2008 et celle de la zone euro de 2011, ainsi que ses implications dans la société aux niveaux structurel et individuel. Dans ma réflexion, je tente d’offrir une approche assez différente de celle de la sagesse commune en contestant les vues générales sur l’hégémonie de la finance, celles qui la voient uniquement comme le jeu des grands capitaux, ou rien plus qu’un résultat d’affaires entre les pays puissants, ou bien tout simplement comme le progrès inévitable de la civilisation dans le domaine économique.

La cause principale de l’ascendant de l’hégémonie de la finance ne se trouve jamais dans les bilans des patrons ni les diplomaties secrètes des pouvoirs hégémoniques ni la raison linéaire des progrès. Inversement, elle demeure dans les forces inhérentes à la société. C’est ma modeste ambition de creuser et secourir ces forces sociales et de les mettre en évidence.

Pour me lancer dans un tel projet, je vais raconter l’histoire de la finance contemporaine depuis le « choc Nixon » au début des années 1970 jusqu’à présent. Plus précisément, je vais retracer les développements concrets des innovations et technologies financières. Mon hypothèse c’est que ces manifestations concrètes de la finance sont à la fois l’index de l’ordre mondial et le symptôme de la lutte entre les forces inhérentes au sein de la société contre le geste d’ordonnant à la société même par les forces extérieures (du marché, de l’État, de la civilisation).

Ayant exposé cela, je vais montrer que toutes les technologies et les innovations financières servent d’instrument pour subjuguer la société, particulièrement pour y combattre les forces. En d’autres termes, elles sont nées et continueront de renaître comme une réponse au problème posé par les forces sociales quant à l’existence d’un ordre prédominant.

Cette recherche reprendra l’argument développé dans la première recherche et continuera de le développer dans un plus large contexte, c’est-à-dire son rapport aux transformations des relations internationales. Ainsi l’argument concernant la subjugation du temps futur par le Capital financier, sera repris dans la nouvelle problématique. Cette fois, ce sera la problématique du gouvernement, en fait le gouvernement international. Par quelle manière, l’État peut-il mieux gouverner la société pour, à son tour, « faire en sorte que l’État puisse être rendu solide et permanent, qu’il puisse être rendu riche, qu’il puisse être rendu fort en face de tout ce qui peut le détruire ».[1]

Aujourd’hui, face à l’arrivée du capitalisme post-Fordiste et, plus spécifiquement, du capitalisme financier qui fonctionne sur la base du temps réel, les gouvernements dans le monde ne peuvent plus diriger leur propre société seuls. Ils doivent collaborer, coopérer, et se coordonner. Ceci est dû au fait que la société elle-même a été transformée d’avant par le capital en fonction de son mode d’accumulation. Cette direction,  n’est malheureusement pas adaptée à la manière qu’a un Etat de se gouverner. Par conséquent, l’État doit faire face à une forme particulière de sa société qui lui pose un défi qui remet en question sa souveraineté et sa capacité à gouverner. C’est pour surmonter ce défi que les États doivent s’unir et reconstruire le système international de façon à ce qu’il puisse les aider à régner de façon absolue sur la société mondialisée.

Pour m’engager dans ce projet, je vais examiner deux formes appelées par Michel Foucault « appareils » de gouvernement libéral. Le premier est le savoir dominant qui constitue la conception idéale de l’État dans chaque époque à propos de l’économie, et le deuxième est l’ensemble de l’institution et du politique concret autour et pour réaliser ce savoir. Je voudrais donc retracer le développement de ces deux appareils dans le contexte à la fois national et international. Afin d’atteindre l’objectif précédemment énoncé, c’est-à-dire retracer la dernière évolution du système international dans le contexte de l’économie financière contemporaine, je limiterai la gamme de la recherche seulement jusqu’à ce qu’on appelle le « choc Nixon » au moment où pour la première fois dans l’histoire l’État a effectué un changement de l’ordre économique international qui, à son tour, a forcé une transformation du système international. L’investigation continuera jusqu’au moment présent lorsque la conception keynésienne de l’État fort s’est hissée à l’échelle mondiale comme une réponse à  la crise financière mondiale qui frappe le monde entier depuis ces cinq dernières années.

Le seul problème que je voudrais observer c’est l’énigme suivante. S’il est vrai  que l’État est si puissant, grâce à son monopole dans l’utilisation de la violence, alors pourquoi doit-il s’ajuster face aux diverses révolutions financières, ou bien à la crise, amenée par le Capital ? Pour quelles raisons les États ont-ils commencé à réajuster le système international à partir des années 1970 jusqu’à aujourd’hui? (C’est comme si les États eux-mêmes seuls ne suffisaient pas pour apprivoiser le Capital).

Les arguments généraux que je vais défendre, c’est que la conception de l’État et ses relations internationales  se sont transformées toujours en accord avec, mais jamais tout de suite, le développement d’instruments financiers. Cette transformation donc s’effectue en conséquence de deux causes: d’une part, l’instrument financier engendre un changement dans la structure des relations au sein de la société que nous pouvons voir avec ce que j’appelle le passage à la société d’anticipation. Ce type de société apparaît à l’heure de la post-crise actuelle. En effectuant ce changement, l’instrument financier a pour but de répondre à la crise de l’accumulation financière du capital précédente, amené par sa propre contradiction interne en subjuguant, c’est-à-dire en exploitant la société de façon qu’elle lui produise une plus-value plus efficace, plus rapide, et plus durable.

D’autre part, l’État se transforme pour ajuster le changement structurel de la société, celui qui s’est effectué auparavant par le développement d’instrument financier, et à son tour, pour la gouverner mieux de manière qu’il puisse renforcer sa légitimité souveraine. C’est cette transformation de l’État qui aurait pour effet la restructuration du système international dans son entier. De cette façon seulement les États peuvent collaborer entre eux pour gouverner la société plus efficacement, qui a pour raison unique de consolider le système international duquel ils dérivent chaque raison d’être, c’est-à-dire chaque souveraineté. (La souveraineté dont il s’agit est spécifiquement provient du traité de Westphalie selon lequel les États se reconnaissent chaque pouvoir sur un territoire limité, et à la fois se constituent la relation entre eux, c’est-à-dire la relation internationale).

Pour conclure, je voudrais donc soutenir l’argument selon lequel l’État ne se transforme jamais pour accommoder le marché (comme chez la plupart des néomarxistes). Tous les deux réagissent à la contraction qui a lieu dans la société. En d’autres termes, l’État ou bien le marché n’est jamais premier. Ils sont réactionnaires toujours envers la société. [HYP]

[1] Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, Paris, Seuil/Gallimard, 2004, p. 6.

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Histoire sociale de la subjugation du futur par l’économie financière depuis les années 1970

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[C’est un travail en cours. S’il vous plaît ne pas citer.]

~ Hizkia Yosie Polimpung

 

19450915033_23142c377b_b(Source: leblogalupus.com)

 

Résumé

Cette recherche vise à construire un récit sur la façon particulière avec laquelle le Capital continue à améliorer son mode d’accumulation à la suite de la révolution technologique. Cette amélioration, j’insiste est/serait aussi bien due à une crise du mode d’accumulation ancien qu’au défi posé par la société qui s’y oppose. Pour mener cette recherche, je vais observer les divers instruments financiers et leur émergence ou leur naissance qui deviennent possible grâce à l’avancement de la technologie informationnelle, surtout à la révolution du réseau d’internet. (La gamme de) ces instruments financiers consistent en deux types : ceux qui sont technologiques, et ceux qui sont économiques, voire économétriques.

Les premiers consistent en logiciels et matériaux, c’est-à-dire, de la technologie de la fibre (même du laser), le processeur d’ordinateur plus rapide, la monnaie virtuelle de Bitcoin, jusqu’au Trading Haute Fréquence (THF). Bref, tout ce qui permet au trading de s’effectuer en temps réel ( ?). Les deuxièmes, économiques, se composent de divers instruments d’investissement financier comme les produits dérivés (les forwards /les futures, le swap, et l’option), les actions, les schémas du crédit ou de la créance (inclus/ y compris le système de Ponzi et toutes ses récentes mutations), les devises étrangères (Forex), les fonds communs de placement (mutual fund, Angl.), les titres, mais aussi les mécanismes de notation, et d’évaluation financière et de titrisation. Bref, tout ce qui permet la diminution du risque venant d’incertitude de l’avenir caractéristique du monde financier. Jusqu’ici, nous nous confrontons aux manifestations matérielles des instruments financiers.

Je ne m’arrête pas ici, je vais aussi entrer dans une dimension plutôt immatérielle. Il s’agit de, pour les matières technologiques, ce qui constitue la fondation abstraite essentielle pour l’interface de ces technologies. Cette fondation abstraite concerne effectivement l’algorithme ou bien la programmation logique. Je voudrais aussi donc suivre tout le détail des développements de l’algorithme et de la programmation logique qui se déroulent et accompagnent en arrière-plan l’évolution des technologies de la finance. Alors, la dimension immatérielle à l’égard des matières économiques se situe au niveau des modèles, les méthodes et les formules d’évaluation des actifs financiers, de compte du profit, de calcul d’annuité, etc. Parlant de ceci, nous pouvons alors la connaître vite qu’elle se manifeste aux formules d’équation mathématiques dans la statistique de probabilité, la prévision, la comptabilité ou bien l’économétrie. J’ajoute encore que je vais aussi suivre les développements de ces formules complexes qui se déroulent et accompagnent en arrière-plan l’évolution des mathématiques de la finance.

Pour bien guider la recherche, je pose la grande question suivante : sous quelle condition l’évolution d’instrument et d’innovation financière a-t-elle été permise ? Cette question pourrait nous mener aux quelques questions qui s’ensuivent. Certaines seraient : quelle est la nouvelle ( ?) façon d’accumuler du capital montrée par chaque innovation d’instrument financier ? Pourquoi le Capital a-t-il évolué dans sa façon d’accumulation ? En d’autres termes, si l’on reformule ces questions en utilisant la perspective de la problématisation chez Foucault : envers quel problème les divers instruments financiers deviennent-ils la réponse ? À travers quelle façon la font-ils ? C’est justement la raison pour laquelle ce problème est important à résoudre.

En général, je voudrais avancer l’hypothèse selon laquelle toutes les évolutions de tous les instruments financiers concrets, qui sont soutenus en arrière-plan par les développements en algorithme et en mathématique de la finance, sont orientées toujours vers une subjugation du futur. Autrement dit, elles sont la réalisation de l’effort du Capital à diminuer, même jusqu’à zéro, le risque du futur et à surmonter l’incertitude sur ce qui se passera à l’avenir. Elles ont pour but de rendre le temps (au) futur calculable, prévisible, et contrôlable de manière à pouvoir maintenir l’accumulation du capital existante et la rendre durable, voire éternelle !

Atur-Atur Blog dan Tulisan … dan inspirasi J.Co

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Beberapa orang dan kawan sudah sering menanyakan mengapa kedua blog saya (Postfordist Highway dan Klinamenal) sudah jarang terbarui. Alasannya sebenarnya sederhana, tulisan-tulisan saya belakangan dimigrasikan ke laman Academia.edu saya. Soalnya selain situs itu adalah portal komunitas akademisi–yang mana tulisan saya terkategorikan demikian, alasan lainnya ya karena tulisan-tulisan saya belakangan memang genre-nya akademis (bahkan cenderung spesialis).

Oleh karena itu bagi saudara-saudari tuan-puan bung-nona yang semisal mencari tulisan yang agak berbahasa sok formal dengan bercatatan-kakikan komplit, ya bisa menyambangi laman Academia saya itu. Soalnya kedua blog Postfordist Highway dan Klinamenal akan saya alih-fungsikan untuk menjadi semacam thought diary alias buku harian pikiran tempat saya menuliskan hal-hal yang kepikiran di kepala saya secara sekelebat, entah saat nyetir, saat boker, atau saat misal “entah aku kepikiran ini saat ngeliat kamu lagi salto,” atau saat otak saya terkondisikan untuk mikir lebih berat–biasanya kalau lagi terjebak di situasi yang juanc*k alias dafuq alias merde de putain banget lah.

 

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Karena keduanya menjadi thought diary, maka keduanya akan berisikan fragmen-fragmen, catatan-catatan, reaksi spontan, kritisisme (untuk memperhalus makian berbalutkan sok pilosopis), komentar-komentar akan peristiwa, bacaan, nukilan, benda, tulisan, artikel, berita, orang, hewan, tumbuhan, gadget, myuzeek, tren, dst. dsb. Intinya, semuanya akan serba spontan dan reaksioner (dan bukan responsif). Implikasinya, ya kemungkinan akan ada kontradiksi satu sama lain; dan bisa saja saya mencaci habis postingan-postingan saya yang terdahulu itu (“aku makan apa ya kok bisa secongek itu dengan nulis post ini…”).

Sebenernya ini juga saya terinspirasi dari J.Co. Di salah satu edisi tisunya bertuliskan kurang lebih “ide itu sangat cepat; tisu ini kami sediakan supaya anda bisa menangkapnya selagi ia ada.” Nah kayaknya gue banget tuh. Sementara kalau pakai buku catatan, udah abis belasan dan sebagian besar entah di mana. Pake Evernote juga jadi tenggelam dalam samudera tag-tag,  belum lagi kecampur sama daftar belanjaan di pasar/toko kelontong, daftar torrent yang harus didonlot, oret-oret surat cinta (*toast*), to-do list, catatan rapat-rapat gak penting, dst. Blogging akhirnya menjadi solusi efektif dan tak lupa, kekinian! (Walau sudah agak so last decade sih).

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Pembagian konten kedua blog masih tetep. Postfordist Highway akan tetap membahas kejar-kejaran saya dengan logika dari kapitalisme pasca-fordis global dan dengan mutasi logika kedaulatan Westphalia di ekologi macam-macam mutasi liberalisme (liberalisme sosdem, neoliberal, neoliberal-monarki, neoliberal-komunis, demokrasi-neolib, dst.) yang keduanya hari ini, menurut saya ya, sudah sampai di era yang dengan agak ribet saya sebut Finansialisme Geopolitik Moneter. Trus Klinamenal juga tetep membahas ocehan ngawang saya seputar filsapat dan refleksi genit saya seputar tatanan sosial yang berisi makhluk-makhluk tak sadar berhasrat sok sadar, atau bahasa kerennya nomos desideratum (nomos: order; desideratum: desire; ya pokoknya gitu lah intinya) …dengan psikoanalisis Lacanian tentunya (yang masih belum saya bisa krtisi, dan tinggalkan). Kedua blog ini juga secara bersamaan akan menjadi diary saya untuk menyelesaikan buku ambisius saya yang entah kapan kelarnya yang berjudul: Being and Finance.

Selamat membaca!

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ps: saya menulis post ini dalam modus psikotik paling maksimum; soalnya saya begitu yakinnya ada yang: 1) baca blog-blog saja; dan 2) ada yang baca tulisan ini; 3) LOL.

Anti-Investasi? Anti-Nilai Lebih?

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Catatan: tulisan ini ditujukan untuk refleksi (sambil lari alias on the run) mengenai dan di seputar kawan-kawan yang melakukan gerakan dalam mentransformasikan tatanan sosial-ekonomi berbasiskan rezim akumulasi profit/nilai lebih/bla..bla..singkatnya: kapitalisme. Kalau anda nggak terhitung di situ, tulisan ini akan nggak nyambung buat anda. Ya gitu deh, saya memang gak berniat jadi secangkir kopi hangat untuk semua orang.

Seringkali kita di organisasi gerakan menolak skema investasi untuk usaha-usaha kita dengan alasan sang investor mendapatkan nilai lebih dalam bentuk riba tanpa harus bekerja, mencucurkan keringatnya. Sebenarnya, kalau aktivitas investasi/penyertaan modal kita lihat ‘asal-usul kerja’-nya; benernya kan dia juga adalah hasil mempekerjakan tenaga kerja sang investor, yang hasil tersebut sudah “dibekukan” dalam suatu bentuk–yi. uang/modal. Jadi sebenarnya secara etis, sah-sah aja dia dapet nilai lebih. Duit yang dia dapet ‘kan dari hasil kerja dia di tempat lain yang ditransferkan ke unit usaha-usaha kita.

Karena bukankah hal ini yang selama ini terjadi? Kita melakukan kerja utk organisasi gerakan kita ‘kan sebenarnya yang terjadi adalah kita mentransferkan kerja transaksional berprofit kita di luar, dan kita salurkan ke organisasi dalam bentuk ‘kerja gratis’. (Cat: ini untuk organisasi yang bukan LSM besar berdonor miliaran ya). Bukankah energi, waktu, tenaga, pikiran, dst., yang kita curahkan untuk organisasi secara gratisan (dlm artian demi idealisme-idealisme kita di organisasi), HANYA MUNGKIN KITA DAPAT dari penghidupan yang kita secure/dapatkan secara transaksional dari luar (dari dunia kapitalistik ini), entah lewat saluran bos atau (uang sangu atau warisan) orang tua kita. Hanya dengan penghidupan yang relatif secured, baru lah kita bisa beraktivitas semalam suntuk di organisasi, caci-maki penguasa/pemodal, diskusi muluk-muluk teori dan filsafat sana sini.

Jadi, si kedua bentuk “penyertaan modal” ini nggak ada beda secara prinsipil. Cuma beda di bentuk aja: yang satunya “duit”, yang lainnya “energi, waktu, tenaga, pikiran, dst.” Tapi asal-usul dan sumbernyanya tetep satu: kapitalisme, atau bahasa kita tadi, “rezim profit nilai lebih”.

Sehingga secara prinsipil, agak paradoks kalau kita menolak investasi transaksional, sementara kita terbuka untuk “kerja-kerja gratis” kawan-kawan di organisasi–dan menetralkan seolah2 kerja2 itu nggak didapat dan dimungkinkan dan disponsori oleh sistem ini.

Hal ini bukannya kemudian pro terhadap investasi kapitalistik. Cuma, kita perlu clear mendudukkan persoalan riba2-an dan anti-anti-investasi ini. Apanya di riba/investasi yg kita tolak? Apa cuma dibentuknya yang sudah terstigmakan dengan negatif2?–atau emang secara prinsipil. Kalo secara prinsipil, seperti yang saya tunjukkan dgn analogi kerja gratis anggota organisasi gera’an, alasan penolakan kita kontradiktif!

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(gambar di ambil dari sini)

Alayscape dan Posisi Indonesia di Kancah Kapitalisme Global

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Alayscape dan Posisi Indonesia di Kancah Kapitalisme Global
(Memikirkan Kembali Stabilitas Ekonomi Indonesia Saat Krisis Finansial Global 2008)

Hizkia Yosie Polimpung

Studi ini berangkat dari dua fenomena yang terjadi belakangan ini, yaitu fenomena budaya populer dan ekonomi politik. Fenomena budaya populer yang menjadi perhatian kali ini adalah maraknya konsumerisme dan larisnya produk-produk imitasi (yang kebanyakan dari Cina). Isu terkini terkait kedua fenomena tersebut adalah kemunculan suatu kelas masyarakat yang disebut alay. Alay, atau anak layangan[1] merupakan sebutan bagi mereka yang ingin mengakuisisi gaya hidup kelas atas namun memiliki sumber daya yang terbatas. Alay inilah, dengan dorongan konsumeristik, yang paling banyak menjadi konsumen produk-produk imitasi tadi.

Fenomena kedua, yaitu krisis finansial 2008 silam. Beberapa waktu yang lalu krisis finansial melanda dunia. Akibat dari gagal bayar beberapa perusahaan perumahan di Amerika Serikat yang akhirnya berbuntut pada krisis finansial, makro ekonomi negara-negara lain ikut terbawa-bawa krisis. Negara-negara yang menyandarkan pertumbuhan ekonominya pada pasar finansial tentunya kelabakan, dan akhirnya mau tidak mau melakukan intervensi pasar dengan dana talangan (bail-out) bagi perusahaan-perusaahan gagal bayar tersebut.

Indonesia merupakan salah satu negara yang juga terkena dampak krisis finansial tersebut. Namun demikian, krisis tersebut tidak membawa dampak yang terlalu parah, dibandingkan dengan yang terjadi di AS misalnya. Pemerintah membanggakannya dengan mengatakan bahwa fundamen ekonomi Indonesia telah tumbuh menjadi cukup kuat sehingga dapat meredam dampak krisis yang lebih parah. Dari kalangan ekonom seperti Tony Prasetiantono, Faisal Basri, dan Chatib Basri juga mengutarakan hal serupa, walaupun harus diberi catatan kaki bahwa ketahanan yang relatif baik ini disebabkan karena sektor keuangan Indonesia tidak terkait erat dengan sektor finansial AS. (“Fondasi Ekonomi Kuat,” Kompas 13/10/2008).

Studi ini berusaha merefleksikan ulang argumentasi dengan menggabungkan analisis kultural dalam disiplin Hubungan Internasonal dan Ekonomi Politik Internasional dengan mengajukan pertanyaan ‘apakah ada hubungan di antara kedua fenomena tersebut? Jika ada, bagaimana dan sejauh mana keduanya saling mempengaruhi?’.

Studi ini bertujuan untuk menunjukkan hubungan di antara kedua fenomena dengan cara: 1) memahami terbentuknya kelas alay—alayscape dalam konteks kapitalisme global; 2) melihat dampak alayscape pada ekonomi nasional secara keseluruhan dengan memperhatikan: 2a) kontribusi alayscape pada ekonomi mikro, dan 2b) kontribusi ekonomi mikro pada kondisi Indonesia yang relatif stabil pada krisis finansial silam.

Siginifikansi studi ini diharapkan mampu menunjukkan bahwa pendekatan-pendekatan yang selama ini dipakai oleh pakar ekonomi politik di Indonesia adalah kurang memadai untuk memahami situasi ekonomi politik nasional. Selain itu, penelitian ini juga menunjukkan bahwa selama ini pemerintah telah salah menilai dalam hal relatif stabilnya Indonesia dari krisis finansial global 2008 silam. Hal ini menunjukkan bahwa kapitalisme global telah “mengelabui” pemerintah. Bisa jadi, kali kedua kapitalisme global “mengelabui” pemerintah, Indonesia sudah menjadi tanah petak yang dijual kepada pemodal asing.

Tulisan ini merupakan spekulasi awal untuk masuk ke riset yang lebih empiris sifatnya. Dengan demikian, hasil/luaran dari tulisan ini hanyalah mengutarakan beberapa poin-poin hipotesis awal. Hipotesis awal ini yang nantinya perlu diuji dan dibuktikan.

 


Dari Kapitalisme Global sampai Alayscape

Gilles Deleuze dan Felix Guattari (1984 dan 1987, juga Gammon, 2007) menjelaskan mekanisme beroperasinya kapitalisme global, yang memungkinkannya terus bertahan sampai jangka waktu yang bisa jadi tak terbatas. Pertama, kapitalisme bekerja secara kontradiktif : di level makro politik-kebijakan ia mengkampanyekan jargon-jargon universal (kebebasan, demokrasi, multikulturalisme); namun sebaliknya di level mikro ia justru beroperasi dengan logika partikular, lokal, dan parokial. Kapitalisme memanfaatkan partikularitas-partikularitas yang keberadaannya dimungkinkan dan dijaga oleh universalitas-universalitas yang diusungnya. Misal: dengan wacana demokrasi, perbedaan “diizinkan” untuk ada. Dengan kata lain, jargon-jargon universal tentang penghargaan kebebasan dan toleransi perbedaan telah menjadi lahan subur bagi kapitalisme untuk mengeksploitasi dan mengkomodifikasinya bagi kepentingannya sendiri. Kapitalisme, dengan demikian, hanya bisa beroperasi selama masyarakat terus tersegmentasi ke dalam kategori-kategori semu/cair yang tak terbatas jumlahnya (mulai SARA, idiologi, kelas ekonomi, kelas sosial, asosiasi, afiliasi, kelompok kepentingan, sampai kategori-kategori sepele seperti pengagum artis, film, dan hobi). Kapitalisme sangat berkepentingan bagi terjaganya perbedaan-perbedaan, jika bukan keterpecahan, masyarakat dunia.

Kapitalisme memiliki sifat agresif. Untuk mempertahankan keberadaannya ia amat aktif dalam menciptakan tipe-tipe hasrat baru sekaligus menyediakan penyalurannya. Kapitalisme membagi-bagi masyarakat ke dalam kategori-kategori semu berdasarkan pemuasan hasrat anggota kategori tersebut untuk selanjutnya memberikan ratusan macam objek pemuas hasrat. Hal ini dilakukannya secara terus-menerus. Artinya, akan muncul kategori-kategori atau kelas-kelas baru yang pemuasan hasratnya diciptakan oleh Kapitalisme. Secara psikoanalitis, Kapitalisme mampu mengakomodasi kerinduan hasrati manusia untuk dapat dibedakan dengan orang lain—hasrat narsistik. Gaya hidup, busana, gadget, gelar, pekerjaan, bahkan logat bicara, disediakan oleh Kapitalisme untuk menjadi atribut bagi manusia agar ia dapat membedakan dirinya dari yang lainnya. Inilah “kunci keberhasilan” Kapitalisme menurut Deleuze dan Guattari (Cf. Gilles Deleuze & Felix Guattari, 1983, 1987).

Kapitalisme yang dimaksud di sini adalah sebagai operating ideology. Posisi pandang seperti ini sekiranya adalah pandangan yang paling relevan mengingat asosiasi rasis yang banyak beredar bahwa Kapitalisme adalah dan selalu identik dengan Barat, bahkan Amerika Serikat, telah terbukti ketidak-akuratannya. Kenyataan bahwa dunia Barat sendiri mengalami dampak krisis yang paling hebat dari krisis ekonomi global 2008, menunjukkan betapa Barat (bahkan AS) bukanlah (bahkan tidak pernah) menjadi komprador Kapitalisme sendirian. Di era globalisasi saat ini, seluruh umat manusia adalah komprador kapitalisme, disadari atau tidak, diakui atau tidak. (Cf. Michael Hardt & Antonio Negri, 2000, 2004, 2009; Paolo Virno, 2004). Namun yang penting menjadi catatan, umat manusia hanya menjadi komprador, dan bukan penentu dari kapitalisme itu sendiri. Umat manusia –siapapun ia– tidaklah lebih dari sekedar kendaraan (vehicle) bagi replikasi dan reproduksi Kapitalisme itu sendiri. (cf. Richard Dawkins, 1976)

 

Indonesia bukan pengecualian bagi mekanisme kerja Kapitalisme ini. Hampir seluruh model, pola, dan gaya hidup di Indonesia adalah setelan Kapitalisme, dan hampir seluruh pengelompokkan dan segmentasi masyarakat di Indonesia juga bikinan Kapitalisme. Munculnya kelas yang marak disebut sebagai alay, atau yang dalam penelitian ini disebut alayscape, merupakan salah satu contohnya. Kata alay sendiri sebenarnya tidak jelas dari segi pemaknaannya, dalam artian tidak ada keseragaman dalam pemaknaan kata tersebut sekalipun beberapa melaporkan bahwa kata alay merupakan singkatan dari “anak lebay” (anak berlebihan) atau “anak layangan” (anak kampungan). Tetapi tidak demikian halnya jika dilihat dari segi pengoperasiannya di masyarakat Indonesia, dampak alay sangatlah nyata, sampai-sampai menjadi faktor penyelamat Indonesia dari badai krisis finansial global 2008 lalu. Dengan kata lain, bukan makna itu yang penting dari suatu kata, melainkan dimensi performatifnya; performativitas alay mampu beroperasi melampaui fungsinya sebagai penanda suatu makna. (Cf. Judith Butler, 1993)

Alayscape merupakan kelas semu yang diciptakan oleh kapitalisme melaui budaya populer (gaya, busana, musik, tontonan, dll.) untuk memisahkan para anggotanya dari kelas semu lainnya dalam budaya populer. Bedanya, alayscape cenderung berada pada kelas ekonomi yang lebih rendah dari kelas lainnya yang (jauh) lebih tinggi. Namun demikian, segmentasi ini tidaklah clear-cut, melainkan sangat cair dan bahkan paradoksal: tidak ada orang yang mau disebut alay; tidak ada yang sudi mendiami alayscape! – namun alay tetap saja ada. Dengan demikian, alayscape merupakan kelas produk Kapitalisme yang tercipta tidak untuk dihuni, melainkan untuk selalu dinegasikan dalam pembentukan identitas diri setiap orang. Sekali lagi, Kapitalisme beroperasi dengan logika identitas/perbedaan.

 

 

Alayscape tercipta dengan kronologis sebagai berikut: pertama, Kapitalisme menciptakan model atau gaya hidup yang menjanjikan sebuah kenikmatan hasrati narsistik (perasaan diakui, diterima, bahkan dijadikan panutan oleh orang lain) yang mana media sangat berperan di dalamnya. Kedua, dibuat semacam gradasi kategori harga dalam produk-produk sesuai yang telah dimodelkan tadi. Hal ini akan menciptakan segmentasi konsumen berbasiskan daya beli sehingga akan terdapat sekelompok orang yang mampu mengkonsumsi produk tersebut dan ada yang tidak. Dengan kata lain, akan ada elitisme dalam konsumen produk tersebut yang membuat produk tersebut semakin “berkelas.” Ketiga, ketimpangan ekonomi yang terdapat dalam masyarakat membuat kelompok orang yang tidak mampu membeli produk tersebut dihuni oleh sejumlah massa yang amat besar. Sejumlah besar massa inilah yang dikomodifikasi dengan disediakan jalur pemuasan hasratnya oleh Kapitalisme, yaitu dengan barang-barang imitasi yang secara penampakan menyerupai produk elit tadi. (Hal ini sekaligus menjelaskan mengapa barang-barang berkualitas rendah dari Cina amat laris di pasaran.) Keempat, munculnya sekelompok besar imitator tersebut segera membuat kelompok yang menggunakan barang-barang asli merasa perlu mempertegas garis batas di antara mereka dengan kelompok imitator. Lagi-lagi Kapitalisme memberi penyaluran hasrat bagi mereka dengan menyediakan produk-produk yang aksesibilitasnya lebih tinggi sehingga membuat segelintir orang ini semakin culas perbedaannya dengan kelompok imitator. Penegasan garis batas inilah yang melahirkan ide tentang alay dan non-alay, imitator norak dan konsumen barang asli. Alayscape akhirnya terciptauntuk menandai mereka-mereka yang ingin tampak berkelas dengan mengkonsumsi produk-produk imitasi. Penciptaan alayscape ini terjadi marak, mulai di bidang busana sampai tontonan, mulai permainan sampai musik, mulai gaya hidup sampai pendidikan.

Masifnya alayscape membuat produk-produk imitasi yang tingkat aksesibilitasnya relatif rendah menjadi laris dibeli. Hal ini pada gilirannya membuat ekonomi mikro dan transaksi pasar tradisional memainkan peran yang lebih besar ketimbang ekonomi virtual di pasar modal/bursa efek dalam porto-folio perekonomian nasional. Hal inilah yang justru membuat perekonomian Indonesia relatif stabil dan tidak terkena dampak yang begitu parah saat badai krisis finansial global 2008 lalu, yang notabene melanda negara-negara yang menjadikan ekonomi virtual di pasar modal/bursa efek sebagai penopang ekonomi nasionalnya. Ironisnya, peran/faktor alayscape luput dari analisis-analisis dominan di bidang ini. Bahkan, pemerintah pun salah mengira saat mengatakan bahwa kuatnya fundamen ekonomi nasional-lah yang menyelamatkan Indonesia dari terpaan badai finansial global.

Hal ini menunjukkan hal yang sangat mendasar tentang Kapitalisme, yaitu yurisdiksinya yang lintas batas kedaulatan negara, dan sifat operasinya yang halus dan hampir tak kentara. Hal ini sudah pasti membuat kerangka-kerangka analisis konvensional menjadi butut dan layak diadili secara akademik.

Menutup uraian teoritis dan konseptual ini, maka dapat diformulasikan suatu hipotesis kerja (working hypothesis) sebagai berikut:

“Fenomena alayscape dan kondisi Indonesia yang relatif stabil saat krisis finansial lalu memiliki keterkaitan erat. Masifnya alayscape membuat produk-produk imitasi yang tingkat aksesibilitasnya relatif rendah menjadi laris dibeli. Hal ini pada gilirannya membuat ekonomi mikro dan transaksi pasar tradisional memainkan peran yang lebih besar ketimbang ekonomi virtual di pasar modal/bursa efek dalam porto-folio perekonomian nasional. Hal inilah yang justru membuat perekonomian Indonesia relatif stabil dan tidak terkena dampak yang begitu parah saat badai krisis finansial global 2008 lalu, yang notabene melanda negara-negara yang menjadikan ekonomi virtual di pasar modal/bursa efek sebagai penopang ekonomi nasionalnya.”

Metode

Menggabungkan kajian Hubungan Internasional dan Kajian Budaya (cultural studies). Kajian tentang globality dalam disiplin Hubungan Internasional juga berimplikasi pada praktik-praktik kultural kemasyarakatan, dalam hal ini budaya populer (pop culture). Karena semenjak globality merupakan “meta-struktur” atau “struktur dari segala struktur” (structure of structures), maka struktur yang mempolakan kegiatan kultural di masyarakat banyak, juga merupakan implikasi dari globality. Singkatnya, globality adalah apa yang membuat ‘yang global’ dan ‘yang populer’ itu ada. Hal ini membuat konvergensi akademik di antara keduanya akan menghasilkan suatu kolaborasi yang tidak hanya unik, namun juga lebih tajam.

Untuk melihat cara kerja Kapitalisme di masyarakat, penelitian ini akan menggunakan metode-metode yang belakangan marak dikalangan kritisi budaya seperti psikoanalisis, hermeneutika, dan genealogi. Karena Kapitalisme di tingkat mikro beroperasi di luar kesadaran manusia, maka metode penelitian yang akan dipakai adalah dengan menggabungkan pembacaan ala psikoanalisis, yaitu pembacaan simptom, dan hermeneutika pengalaman (erfahrung) terhadap common-sense (rasio) dan para-sense (selera) masyarakat populer. Kedua bentuk sense ini didapat melalui dokumentasi forum-forum di internet, wawancara sejumlah populasi berdasarkan kalangan (masyarakat, media, tokoh/artis, produsen). Genealogi akan dipakai untuk melihat bagaimana suatu selera bisa diciptakan melalui ide/pengetahuan dan institusi, dan bagaimana selera tersebut direproduksi secara massal dan “demokratis” (–dalam artian tidak terdikte secara sentral). Untuk membuktikan salah-persepsi di kalangan pemerintah dan akademisi, penelitian ini akan menganalisis sejumlah hasil wawancara dengan pejabat dan analis/akademisi terkait. Studi dokumen juga dilakukan terhadap komunike pemerintah dan publikasi akademis.

PS: Studi ini sedang ongoing, untuk pengutipan pos ini silakan menghubungi penulis. Saran, kritik, dan arahan untuk suksesnya studi ini dapat disampaikan kepada penulis atau melalui yosieprodigy@gmail.com.

Daftar Pustaka

Deleuze, Gilles. (1994) Difference and Repetition, terj. Paul Patton. NY: Columbia University Press.

Deleuze, Gilles & Felix Guattari. (1984) Anti-Oedipus: Capitalism and Schizophrenia,vol. I, terj. Robert Hurley, Mark Seem dan Helen Lane. London: The Athlone Press.

Deleuze, Gilles & Felix Guattari. (1987) A Thousand Plateus: Capitalism and Schizophrenia,vol. II, terj. Brian Massumi. London; Continuum.

Butler, Judith. (1997). Excitable Speech: A Politics of The Performative. NY: Routledge.

“Fondasi Ekonomi Kuat,” Kompas 13/10/2008

Gammon, Earl. (2007). Discerning the Unconscious of Capitalist Sovereignty: An Introduction to Deleuze and Guattari’s Programme of Schizoanalysis. Makalah konferensi International Studies Association, Chicago.

Lapid, Yosef & Friedrich Kratochwil. (1996). The Return of Culture and Identity in IR Theory. London: Lynne Riener.

Lebow, Richard Ned. (2008). A Cultural Theory of International Relations. Cambridge: Cambridge University Press.


[1] Layangan merupakan permainan yang biasanya dimainkan anak-anak kampung, sehingga anak layangan juga berarti anak kampungan.

Pembelajaran Dalam dan Melampaui Paradigma Pengkhotbah

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Pembelajaran Dalam dan Melampaui Paradigma Pengkhotbah

 Hizkia Yosie Polimpung

Ulasan artikel:

Charalambos Vrasidas, “Constructivism versus Objectivism: Implications for Interaction, Course Design, and Evaluation in Distance Education,” International Journal of Educational Telecommunication, 6, 4 (2000).

Perdebatan teoritik, bahkan filosofis, mengenai obyektivisme dan subtektivisme seputar agen melawan struktur, nampaknya masih belum akan berakhir. Berbagai proposal untuk membela satu dan melawan yang lainnya makin bermunculan. Tidak sedikit pula yang berusaha menawarkan jalan untuk keluar dari kebuntuan perdebatan di antara keduanya, dengan menawarkan semacam “jalan tengah” antara keduanya. Namun demikian, sering perdebatan ini tidak dilakukan dengan saling meng-address problem yang dikemukan masing-masing. Sehingga basis evaluasi teoritik/filosofis satu sama lainnya menjadi absen. Akhirnya, perdebatan yang ada hanya menjadi debat kusir yang berlarut-larut. Kepada mereka yang mencoba menawarkan jalan tengah pun sering kali telah keliru sedari memposisikan problem yang fundamental yang menjadi titik perdebatan kedua kubu. Akhirnya, jalan tengah itu sendiri, bukan hanya menjadi kabur dan tidak jelas, melainkan menjadi salah sasaran, dan bukannya menyelesaikan permasalahan perdebatan, ia malah menjadi posisi sendiri yang juga turut mengambil posisi dalam perdebatan tersebut.

Hal inilah yang akan saya tunjukan melalui ulasan terhadap artikel Charalambos Vrasidas ini. Dalam percabangan perdebatan obyektivis-subyektivis di atas, nampaknya Vrasidas memposisikan dirinya—disadari atau tidak—dalam posisi ketiga, yaitu posisi yang mencoba mencari jalan tengah antara obyektivis dan subyektivis—atau yang dalam tulisannya disebut konstruktivis. Hal ini terlihat dari penekanannya untuk tidak membuang salah satu sembari mengagung-agungkan lainnya, dan dari keyakinannya bahwa “it always depends on the context, content, resources, and learners” (14). Keyakinan bahwa segala sesuatunya “tergantung pada konteks” ini, sayangnya, tidak mampu dijelaskan secara mendetil, sehingga pertanyaan sederhana akan segera masuk dan membuat argumentasinya menjadi tidak relevan dari segi praksis: “apa pertanda dan kriteria momen dimana saya harus menjadi obyektif, atau konstruktivis?” Solusi “tergantung konteks” Vrasidas ini, dari perspektif filosofis, nampaknya berusaha menghindari perdebatan ontologis tentang determinasi being itu sendiri. Implikasinya, solusinya menjadi tidak bisa dipertanggung-jawabkan secara filosofis, yang ironisnya, adalah justru pendasaran filosofis ini yang ingin dibahasnya dalam tulisan.

Vrasidas membahas problem filosofis ini dalam rangka memberika pendasaran filosofis bagi problem yang dijumpainya dalam proses pembelajaran jarak jauh (distance learning), yaitu problem efektivitas pembelajaran, terutama dalam konteks pembelajaran jarak jauh. Secara umum, ia menunjukkan terdapat dua pengkutuban dala pembahasan mengenai proses pebelajaran ini, yang pertama obyektivis, yang olehnya seluruh pendidikan diarahkan pada perubahan prilaku dan struktur kognisi melalui instrumen-instrumen pendidikan yang obyektif: sedari pengidentifikasi tujuan, pemilihan model pembelajaran, pengorganisasian proses pembelajaran, sampai evaluasi terhadapnya (3). Seluruh proses di atas disusun berdasarkan standar-standar tertentu yang (diharapkan) mampu mengarahkan prilaku peserta belajar. Implisit dalam asumsi obyektivis adalah bahwa prilaku manusia memiliki pola obyektif yang apabila dipelajari dengan baik, ia dapat dibuatkan suatu model. Model pembelajaran obyektivis inilah yang (dikira) mampu mirroring realita ‘pola obyektif prilaku’ ini, yang karenanya bisa memodifikasi prilaku sedemikan rupa untuk mengarahkan ya pada proses pembelajaran.

Konstruktivis, sebaliknya, berangkat dari asumsi tentang realitas yang berbeda. Jika bagi obyektivis realita (dalam hal ini, prilaku) diyakini memiliki pola universal, maka subyektivis memandang bahwa tidak ada pola universal atas realita. Deskripsi mengenai pola realitas, dengan demikian, adalah hasil konstruksi kreatif subyek atas realita tersebut. Sehingga, dengan penekanan bergeser kepada bagaimana subyek mengkonstruksi realitas, dan semenjak subyek mengkonstruksi realitanya berbeda-beda, maka akan ada banyak versi mengenai realitas. Tidak ada penjelasan tunggal dan absolut mengenai realitas. Demikianlah konstruktivis memandang prilaku belajar: ia tidak memiliki pola tertentu yang atasnya bisa diciptakan model yang baku. Hal ini berdampak pada imaji konstruktivis mengenai desain pembelajaran, yang diarahkan untuk, sebagaimana yang dikutip Vrasidas dari Cobb, “both process of active individual construction and a process of enculturation” (7). Mendorong peserta belajar untuk aktif menginterpretasikan realita, atau dalam bahasa Vrasidas, “[to] provide for opprtunities for learners to develop the skills necessary to further explore a given domain” (9).

Terhadap percabangan pendekatan inilah Vrasidas mengusulkan solusi “tergantung konteks”-nya, walaupun ia nampaknya agak condong ke konstruktivis (bdk. 13)—namun tetap saja, pilihan ini tidak memiliki pendasaran filosofis. Berikutnya saya akan mencoba menunjukkan problem “tergantung konteks” ini secara spesifik, yaitu dalam problem efektivitas pembelajaran.

Pradigma pengkhotbah

Terlihat jelas dalam pembahasan Vrasidas bahwa ada satu tema besar yang tidak disentuh, dengan demikian diterima begitu saja (taken for granted), baik oleh perdebatan yang disajikannya, oleh posisinya sendiri, dan juga oleh usulan “tergantung konteks”-nya. Tema besar itu adalah bahwa proses pembelajaran diasumsikan sama dengan, sebagaimana kesan kuat yang saya tangkap dari tulisan tersebut, proses transfer pengetahuan. Dengan pengasumsian demikian, oleh kaum obyektivis, seolah-olah diposisikan para peserta belajar sebagai yang-tidak-punya-pengetahuan, sementara para guru sebagai yang-punya-pengetahuan. Demikian pula oleh konstruktivis, seolah-olah para peserta belajar adalah yang tidak mampu mengkonstruksi realitanya sendiri tanpa diarahkan dan difasilitasi oleh para guru, yang pada gilirannya, diasumsikan mampu mengkonstruksikan realitanya, sehingga punya hak dan otoritas untuk membantu mengarahkan para peserta belajarnya. Paradigma pendidikan seperti ini akan saya sebut sebagai paradigma pengkhotbah, yang di dalamnya, para guru tidak lebih dari sekedar pengkhotbah-pengkhotbah yang mengkhotbahkan “pengetahuan” (atau dogma) kepada sekumpulan umat yang tidak memiliki pengetahuan dan yang tidak mampu mengkonstruksi pengetahuan.

Paradigma pengkhotbah ini yang menurut saya telah keliru dalam memahami motivasi mendasar subyek belajar terhadap pengetahuan. Relasi ‘subyek – pengetahuan’ diasumsikan absolut, diasumsikan bahwa semua peserta didik menginginkan pengetahuan tersebut. Implikasinya, paradigma ini akhinya akan gagal menjelaskan fenomena-fenomena dimana secanggih apapun metode pembelajarannya, sampai hari ini, ‘toh tetap saja banyak peserta ajar yang malas belajar, sering bolos, sering gagal menerima ‘transfer pengetahuan’ dengan baik. Akhirnya, dinisbatkanlah predikat-predikat patologis untuk peserta ajar demikian: ‘kognisi lemah’, ‘anak bermasalah’, atau bahkan ‘anak nakal’, ‘tidak diajari orang tua’, dst. Horizon paradigma pengkhotbah akan membuat para guru yang menganutnya untuk terus mengemban tugas suci mulianya untuk berkhotbah, dan bagi yang tidak menurut khotbahnya: dihukum. Sebaliknya, paradigma ini tidak hanya bisa diidap para guru, melainkan juga para peserta ajar. Peserta ajar yang terjerat paradigma pengkhotbah ini akan menganggap bahwa ia akan selalu membutuhkan tuntunan, bimbingan, arahan, dan supervisi para guru/pengkhotbahnya untuk menjadi “berpengeahuan.” Sehingga problem kedua bagi paradigma ini, bagi saya, adalah bahwa otonomi pembelajaran sama sekali tidak mendapatkan tempat. Akibatnya, relasi kesetaraan tidak pernah ada dalam desain-desain pembelajaran.

Mencoba memberikan tawaran untuk memecahkan deadlock filosofis yang diderita Vrasiadis—ketidak-mampuannya untuk mempertanggung-jawabkan “tergantung konteks”-nya—dan problem paradigma pengkhotbahnya, saya mengusulkan untuk memasukkan otonomi dalam pembelajaran. Otonomi yang dimaksud bukan hanya di taraf pengkonstruksi pengetahuan (seperti yang paling jauh dapat dibayangkan para konstruktivis), melainkan otonomi dalam menentukan kondisi-kondisi yang membuat dia belajar atau tidak. Di sini, psikoanalisis Jacques Lacan kiranya berguna untuk disimak,

If there is one thing that psychoanalysis should force us to maintain obstinately, it’s that the desire for knowledge bears no relation to knowledgethe desire to know is not what leads to knowledge. What leads to knowledge is—allow me to justify this in the more or less long term—the hysteric’s discourse.[1]

 

Psikoanalisis Lacan mampu mengkoreksi cara pandang kita tentang relasi ‘subyek – pengetahuan’, yang ternyata, sama sekali tidak berkaitan dengan pengetahuan. Subyek, dalam belajar, memiliki motivasi-motivasi yang diluar dari keterpelajaran itu sendiri. Contoh dalam hari-hari ini, subyek belajar supaya, misalnya: mendapat gelar untuk bekerja, dipandang intelek, untuk memikat tambatan hati, untuk menyenangkan orang tua, untuk memenuhi tugas suci agama, untuk berbakti pada nusa dan bangsa, dst. Semua motivasi ini sama sekali diluar dari logika pengetahuan itu sendiri, yaitu pengetahuan-demi-pengetahuan (artes liberal). Pengetahuan, bagi subyek, selalu untuk sesuatu yang lain selain pengetahuan itu sendiri. Di sinilah para guru (baca: pengkhotbah) perlu memahami logika belajar yang dipakai subyek dalam belajar.

Lacan menunjukkan, bahwa yang membawa peserta ajar kepada pengetahuan, bukan rupa-rupa desain pembelajaran yang dibahas Vrasidas per se, melainkan pada hasrat yang memantiknya, atau yang disebut Lacan sebagai hasrat subyek histeris. Subyek histeris, singkatnya, merupakan subyek yang berada dalam tarik-menarik ketegangan antara realita yang dihadapinya, dengan idiologi yang diyakininya (dalam bahasa Lacan, super-ego, atau Master, atau Big Other). Saat dikonfrontasi dengan realitas ini, sang subyek akan menjadi histeris, ia akan mulai mempertanyakan keyakinan idiologisnya. Ia akan terpantik untuk mejelaskan realitas yang mengkonfrontasi kenyamanan eksistensialnya tersebut, atau dengan kata lain, ia akan terpicu untuk mencari pengetahuan yang mampu menjelaskan semua realitas tersebut. Di sini, pengetahuan merupakan, bahasa Frederic Jameson menginterpretasi Lacan, vanishing mediator untuk sampai kepada kenyamanan eksistensial. Kenyaman eksistensial ini didapat saat sang subyek merasa “everything is in control,” segala sesuatunya terjelaskan, segala sesuatunya tidak ambigu. Konsekuensinya, subyek akan merasa stabil dengan pengetahuan ini. Atau setidaknya, jika problem dari realitas itu belum mampu diselesaikannya, sang subyek tahu harus melakukan apa atau menyasar siapa untuk menyelesaikan problem realitas tersebut.

Lalu apa yang bisa dilakukan oleh para guru? Berangkat dari pandangan Lacanian ini, maka tugas utama seorang guru adalah bukan ditingkatan internal sang individu—proses histerianya dan prosesnya mencari pengetahuan untuk menenangkan histeria, melainkan ditingkatan realitas. Guru Lacanian, adalah guru yang mampu menunjukkan suatu horor ketegangan dari realita yang nampaknya normal-normal saja, lantas menyajikannya ke hadapan sang subyek belajar. Dengan menyajikan realitas yang lebih real dari realitas yang nampak normal-normal saja tadi, maka guru Lacanian melakukan suatu proses “pembelajaran”—jika kata ini masih bisa dipertahankan—melalui intervensi terhadap kondisi pembelajaran, dan sekali lagi, bukan di sisi subyek ajar. Dengan menunjukkan problem-problem realitas inilah guru Lacanian keluar dari jebakan mesianik paradigma pengkhotbah. Otonomi subyek ajar dalam menginterpretasikan problem realitas tetap terjaga, begitu pula proses pembelajarannya dalam menyelesaikan problem tersebut. Guru Lacanian, dalam proses belajar ini, menyajikan problem kepada para peserta ajar, yang dalam proses pembelajarannya, bersama-sama dicoba untuk dipecahkan dan dicarikan solusinya. [HYP]


[1] Jacques Lacan, The Seminar of Jacques Lacan: The Other Side of Psychoanalysis, Book XVII, terj. R. Grigg (London, NY: W. W. Norton & Company, 2007), hal. 23. Cetak tebal dan cetak miring merupakan penekanan saya.

“Get a life!” Tentang Bioekonomi dan Sensasi Keseharian

Standard

“Get a life!”
Tentang Bioekonomi dan Sensasi Keseharian[1]

Hizkia Yosie Polimpung[2]

 

Mungkin tidaklah terlalu berlebihan apabila dikatakan bahwa salah satu cara untuk bisa hidup bahagia hari-hari ini terangkum dengan baik oleh slogan sepatu Nike: “Just do it!” Bagaimana tidak, jika kita mencoba berpikir dan bertanya, apalagi secara kritis, akan apa yang kita jalani sehari-hari secara “normal,” maka akan segera didapati bahwa semuanya tidaklah selugu yang kita kira.

Mari kita coba. Contoh acak. Jika kita ke konter sepatu Nike tadi dan membeli sepasang sepatunya, maka akan muncul harga yang tertera di atas sepatu tersebut. Biasanya kita akan segera mencocokkan harga tersebut dengan ketersediaan uang kita: jika cukup maka kita beli, jika tidak maka kita akan pura-pura bilang “nggak ada yang warna oranye, mbak?”—padahal kita tahu tidak ada warna tersebut. Selesai. Namun, jika kita mencoba berpikir secara kritis sedikit saja, kita akan bertanya bagaimana mungkin sepatu dengan ukuran dan warna yang sama tetapi beda harganya bisa sampai melebihi 300% (misalkan, bandingkan dengan merek lokal)? Oh mungkin kualitasnya. Lalu kita bertanya lagi, apa faktornya? Pola produksinya kah? Keterampilan pembuatnya kah? Kecanggihan mesinnya kah? Ya! Semuanya. Bagaimana kita tahu? Merek!

…dan keusilan berpikir dimulai: jika kualitas suatu barang diwakilkan oleh mereknya, maka bukankah hal ini berarti bahwa kita “diizinkan” untuk tidak perlu mengetahui proses pembuatan suatu barang, dan mempercayakan begitu saja pada merek tersebut? Bukankah sangat mungkin, jika misalnya saya, sebagai pemilik merek, tahu bahwa anda telah sebegitu percayanya pada merek saya, lalu saya “memodifikasi” pola produksi yang saya lakukan (misalnya, mempekerjakan ibu-ibu hamil, atau anak-anak miskin di bawah umur, mempekerjakan buruh melampaui jam kerja wajar, dst.) tanpa mengubah kualitas produk? Anda, sebagai pembeli, tidak perlu tahu; biar saya yang mengurus itu semua. Anda: “enjoy aja!”[3]

Contoh lain. Juga secara acak. Jika hati kita tergerak saat melihat orang-orang miskin dan anak terlantar, lalu ditawari oleh suatu organisasi kedermaan untuk menyumbang, maka pada umumnya (jika ada uang berlebih) kita akan menyumbang, dan merasa lega setelahnya serasa baru saja mengentaskan orang miskin dan anak terlantar tersebut dari kemiskinan. Tapi, lagi, jika kita mencoba bertanya secara kritis, kita mungkin akan bertanya, dari mana saya tahu uang yang saya beri barusan telah disampaikan kepada orang miskin tersebut? Kita tidak tahu; kita hanya percaya saja pada organisasi tersebut. Lalu bagaimana mungkin kita bisa merasa lega padahal belum tahu pasti uang tersebut telah sampai kepada si miskin dan terlantar tadi?

Contoh lain terakhir. Kita membaca ramalan astrologi sesuai zodiak kita. Saya Leo. Kata ramalan,

“Kemampuan mereka adalah menjadi sangat atraktif dan banyak yang menyukai mereka. Mereka terkenal sangat menyayangi, sopan, baik, murah hati dan memperhatikan mereka yang kesusahan dengan berdiam diri malah akan menyebabkan karakteristik pemilik zodiak ini merasa tidak nyaman dalam hidupnya. Mereka biasanya dengan cepat belajar menggunakan sifat atraktifnya untuk memenuhi kebutuhannya.”

“Wah, gue banget!” … Oh, sial, saya salah membaca, ternyata itu milik Gemini. Untuk Leo …

“Mereka penuh percaya diri dan terus terang dalam menyatakan apa yang mereka rasakan, namun terkadang mereka mudah sekali marah. Mereka memiliki keberanian dan tidak pernah berbuat curang. Leo mempunyai pembawaan diri yang mengagumkan sehingga menarik perhatian banyak orang. Orang leo sangat terbuka, sulit bagi mereka menyembunyikan perasaan dan diri mereka sendiri. Mereka pandai beradaptasi dan perhatian pada segala hal.”

Hmm…benar juga. Ini juga seperti saya.

Kita bisa melakukan hal ini misalkan dengan berkonsultasi ke Mario Teguh, lalu pergi ke Tarot di taman Ismail Marzuki, atau meng-SMS Mak Bongki dst. Tapi pertanyaan kritisnya, mengapa semua deskripsi dan sugesti diatas tampak “gue banget”? Lainnya: mengapa kita bisa membedakan nyamuk demam berdarah dan nyamuk biasa hanya dengan sekali melihat, sementara tidak pada contoh di atas? Mengapa kita bisa mengerti dengan baik siapa itu Hitler, siapa itu Soekarno, siapa itu Johnny Depp, siapa selingkuhan artis ini itu, tetapi kita tidak begitu yakin siapa diri kita?

***

            Sampai di sini, saya kira, jika saya tidak meleset, maka setidaknya sudah cukup disadari bahwa apa yang kita lakukan sehari-hari tidaklah selugu yang kita kira. Lalu apa masalahnya? Bagi saya, sekaligus yang ingin saya elaborasi, adalah selugu pertanyaan mengapa kita bisa tampak “baik-baik saja” padahal kita tidak benar-benar tahu apa yang kita lakukan, bahkan, siapa kita dan apa yang kita mau dalam hidup ini? Bagi beberapa orang, ini pertanyaan yang sangat filosofis. Yang lain akan menarik implikasinya ke hal-hal relijius dan mistik. Walaupun akan ada juga yang berkata “buset dah, nganggur amat gue mikirin begituan!” Apapun itu, yang ingin saya coba lakukan di sini adalah menarik implikasi dari ketiga contoh di atas dengan krisis global yang terjadi hari ini, yaitu krisis kapitalisme dan neoliberalisme.

Hidup …

Dari ketiga contoh di atas, setidaknya bisa dikira-kira apa itu hidup, dan bagaimana hidup dalam kapitalisme hari ini. (Namun tentu saja dengan asumsi bahwa hari ini kita sedang hidup dalam kapitalisme).[4] Dari contoh yang paling terakhir, maka didapati kesimpulan bahwa sebenarnya hidup manusia (dan bukan hidup nyamuk aedes aegypti) begitu modular, dalam artian bisa dibentuk berdasarkan suatu sugesti—bisa merupakan imposisi eksternal, bisa juga berupa hasil internalisasi sendiri. Mengapa demikian? Sederhana saja. Banyak manusia yang kurang begitu tahu, dan ingin tahu bagaimana sebaiknya hidup mereka ditata. Inilah yang menyebabkan, di antaranya, menjamurnya buku-buku swa-bantu, motivator-motivator yang laris manis, pelatihan-pelatihan spiritual, dst. Lagi; mengapa? Saya kira cukuplah di jawab dengan jawaban Neo dalam film Matrix, “[b]ecause I don’t like the idea that I’m not in control of my life.”

Saya tidak ingin membahas ini lebih lanjut karena pertama, memang bukan topik ini yang ingin dibahas melalui tulisan singkat ini; kedua, hal tersebut perlu pembahasan panjang. Sedikit clue, secara psikoanalitis, manusia pada umumnya telah selalu “terkutuk” untuk mengidentifikasi diri dengan sugesti-sugesti eksternal karena hanya itulah yang bisa dilakukan untuk mengkompensasi perasaan berkekurangannya (lack), atau yang disebut psikoanalisis sebagai hasrat. Perasaan berkekurangan ini telah selalu dan akan terus menghantuinya selama ia hidup. Dengan mengkompensasi, bukan berarti perasaan itu hilang; ia hanya tertunda untuk kemudian muncul lagi saat sugesti tadi mulai tampak tidak relevan. Jadi, benar tidaknya suatu sugesti tidak berasal dari kebenaran intrinsik sugesti tersebut, melainkan dari bagaimana ia mampu membuat orang yang disugestikan berkata “this is it” atau “ini gue banget!”; dari bagaimana ia menawarkan suatu sensasi “I am in control of my life.”

 

… dalam Kapitalisme:

Lalu melalui contoh pertama dan kedua saya kira dapat kita pahami natur dari suatu komoditas: ia merupakan suatu kristalisasi proses-proses produksi. Proses produksi komoditas tersebut, pada gilirannya, dikomodifikasi lagi menjadi suatu merek. Jadi, dalam suatu komoditas bermerek, maka terdapat dua proses komodifikasi: di tingkat produk tersebut, dan di tingkat abstraksi dan stereotipisasi dari proses produksi produk tersebut. Apa yang hilang dari drama komodifikasi ganda ini? Tidak lain: buruh. Adalah buruh yang tidak terepresentasikan dalam sistem komoditas ini (sekalipun sesekali ia dimunculkan di iklan sambil menungging senyum seolah-olah bahagia saat dipekerjakan).

Hal lain yang dapat dipetik dari contoh tadi adalah terkait apa yang ditawarkan oleh suatu komoditas. Kebutuhan? Bisa jadi. Tapi saya kira lebih dari itu. Mengapa, misalnya, kita lebih memilih Nike ketimbang produk lokal saat kita memiliki uang cukup, padahal kita tidak benar-benar tahu kualitasnya dan hanya mempercayakan saja pada merek sebagai jaminan kualitas? Saya kira jelas; bukan sepatu Nike-nya yang penting, melainkan sensasi yang ditimbulkan saat kita menggunakannya lah yang penting, yaitu sensasi menggunakan barang berkualitas. Dengan kata lain, kita tidak sedang percaya pada kualitas barang tersebut, melainkan kita percaya pada ide tentang kualitas barang tersebut yang tercitrakan pada merek.

Sensasional!

Dari tadi saya menekankan kata ‘percaya’ dan ‘mempercayakan’ saat membahas mekanisme beroperasinya pertukaran dalam kapitalisme. Hal ini penting, karena kapitalisme hari ini nampaknya semakin mengkonfirmasi kecurigaan Walter Benjamin hampir seabad silam, yaitu bahwa ia memiliki struktur menyerupai agama. Kita tidak perlu bertanya secara kritis tentang doktrin agama itu; percaya saja![5] Sekali lagi saya hendak tidak bertanggung-jawab di sini dengan tidak ingin membahas ini lebih lanjut. Karena hal yang lebih mendesak saya kira adalah pada implikasinya: yaitu bahwa dengan ‘percaya saja!’, bukan kepastian hidup yang dicari manusia, melainkan sensasi tentang kepastian hidup, dan hari-hari ini sensasi ini marak dikomodifikasi dalam kapitalisme, dan laris!

Roland Barthes pernah berkata, “what the public wants is the image of passion, not passion itself.”[6] Senada dengan Barthes, dengan larisnya komoditas-komoditas yang berbasiskan sensasi, nampaknya jelas bahwa hari-hari ini yang dicari oleh orang adalah sensasi (atau imaji/bayangan dalam bahasa Barthes). Dengan mengasuransikan diri, kita mendapat sensasi kepastian hidup. Dengan lelah-lelah mengantri Indonesian Idol, kita berharap mencicipi sensasi selebritas. Dengan sabun Lux, sensasi kecantikan. Dengan menginap di Hotel Mulia, sensasi hidup berkelas. Dengan memotong rambut mohawk, sensasi berpenampilan seperti David Beckham. Dengan merokok Wismilak, sensasi orang sukses. Dst. Bukankah rupa-rupa iklan yang kita saksikan hari ini berupaya mengkampanyekan tipe-tipe sensasi seperti apa yang mereka tawarkan melalui produknya? Imaji-imaji keceriaan, kejantanan, kecantikan, keibuan, keberanian, kecerdasan, ke-up-to-date-an, ke-mobile-an, bahkan, ke-cool!-an: bukankah ini semua yang kita jumpai di iklan-iklan yang semakin merangsek ruang publik kita hari-hari ini?

Dengan menjual komoditas seperti ini, saya kira tidaklah berlebihan untuk menyebut kapitalisme hari ini sebagai ‘kapitalisme sensasional’, kapitalisme yang bertumpu pada komodifikasi sensasi dan merepresentasikannya pada komoditas yang diproduksinya. Sensasi-sensasi ini yang pada gilirannya hendak dipergunakan manusia untuk melengkapi hidupnya. Sensasi dengan demikian dapat dilihat sebagai pelengkap kehidupan, sebagai asesoris dan pernak-pernik kehidupan. Hidup menjadi akan datar apabila ia tidak sensasional. Rupa-rupa sensasionaltias inilah yang ditawarkan kapitalisme. Sehingga secara tidak langsung, melalui sensasi, kapitalisme berupaya mendesain bentuk-bentuk kehidupan. Ekonomi akhirnya tidak hanya berkaitan dengan konsumsi untuk kebutuhan semata, melainkan ia adalah kehidupan itu sendiri. Inilah fenomena khas kapitalisme kontemporer yang disebut-sebut sebagai ‘bioekonomi’, suatu ekonomi yang menjadikan hidup sebagai sumber maupun sasaran komodifikasi dari suatu komoditas.[7] Kapitalisme sensasional dengan demikian adalah manifestasi bioekonomi par excellence.

Sampai di sini saya kira setidaknya kita telah sedikit banyak memahami gambaran bagaimana bioekonomi kapitalisme bekerja di level mikro: mereplikasi diri terus-menerus, dalam rupa-rupa komoditas yang menawarkan sensasi ini itu, untuk “bikin hidup lebih hidup.”[8]

Neoliberalisme dan Krisis

Sekarang kita melompat ke level makro: krisis Kapitalisme dan Neoliberalisme. Sistem pemerintahan neoliberal, singkatnya, merupakan suatu sistem pemerintahan yang menekankan intervensi kongkrit yang minim dari pemerintah terhadap mekanisme pasar (kapitalisme). Saya beri penekanan pada kata ‘kongkrit’, ntuk mengindikasikan u bahwa bukan intervensi itu sendiri yang dienggani oleh neoliberal, melainkan intervensi kongkrit di lapangan. Intervensi yang bukan kongkrit ini mungkin akan lebih tepat disebut sebagai intervensi ‘virtual’, dalam artian tidak perlu tampak, tapi efeknya nyata.[9] Intervensi virtual ini memungkinkan pemerintah ‘mengintervensi tanpa mengintervensi’. Contohnya adalah dengan menjalankan kebijakan-kebijakan—suatu bentuk intervensi bukan?—yang memodifikasi suatu lingkungan atau iklim yang baik bagi berjalannya pasar. Dalam pemerintahan neoliberal, pemerintah mengintervensi dari jauh (act at a distance). Jadi jelas di sini bahwa dalam neoliberalisme, bukan bahwa pemerintah tidak ada/absen; negara ada dalam caranya yang berbeda, yang menurut saya justru lebih intrusif melebihi bentuk-bentuk pemerintahan lainnya.

Saya kira tidak ada salahnya dipaparkan sekilas tentang sejarah evolusi pemerintahan liberal ini untuk lebih menangkap sensasi memerintah ala neoliberalisme. Bermula dari revolusi Perancis dengan menggelindingnya kepala Louis XVI sekeluarga dari pisau Guillotine pada 1789 dan tuntutan demokrasi rakyat Perancis saat itu. Mencoba mengambil perspektif negara yang kekuasaan kedaulatannya sedang dirundung krisis, maka kita akan bertanya, bagaimana caranya memerintah dan mempertahankan kekuasaan status quo tanpa harus memerintah secara represif seperti monarki absolut Louis? Bagaimana mengatur sekumpulan rakyat yang masing-masing ingin mengartikulasikan kebebasannya, baik dalam menentukan hidup dan aspirasinya tanpa menggunakan cara-cara seperti monarki absolut Louis? Intinya: bagaimana memerintah secara efektif tanpa harus eksesif? Inilah permasalahan yang dihadapi pemerintahan Perancis transisi saat itu.

Datanglah kapitalisme. Kapitalisme menawarkan kepada negara, apabila ia mau membantu mendirikan dan menjaga pasar, maka ia akan memberikan kesejahteraan rakyat yang nantinya bisa dijanjikan oleh negara kepada rakyatnya agar mereka mau menyerahkan sedikit kedaulatannya untuk diatur. Bagaiman bisa? Logikanya seperti ini: kapitalisme memiliki aksioma yaitu bahwa setiap orang akan bertindak rasional dalam hal ekonomi. Saat ia mengupayakan maksimalisasi kepentingan pribadinya dengan pengorbanan seminimal mungkin, ia juga bertemu orang lain yang juga mengupayakan hal serupa. Pertemuan ini, selama tetap berjalan rasional, akan menuju pada semacam titik ekuilibrium di mana terjadi dual profit—profit di sisi kedua pihak. Akumulasi dari dual profit ini akan menciptakan suatu kesejahteraan bersama suatu bangsa dengan bantuan apa yang disebut Adam Smith sebagai “tangan tak terlihat” (invisible hand). Syarat agar tangan tak terlihat ini bisa bekerja adalah bahwa negara harus melakukan satu hal terhadap pasar: tidak melakukan apa-apa; biarkan saja (laissez-faire!).[10]

 

Sekali lagi: membiarkan, bukan berarti tidak melakukan apa-apa. Membiarkan, mengimplikasikan bahwa negara mampu melakukan apa-apa, namun ia memilih tidak melakukannya. Memilih tidak melakukannya, berarti ada pertimbangan bukan? Maka pertimbangannya tidak lain adalah tawaran dari kapitalisme: “jangan lakukan apa-apa terhadap pasar dan kamu akan dapat apa yang kau sebut-sebut sebagai kesejahteraan rakyat (the wealth of nation), sesuatu yang kau butuhkan untuk membuat rakyatmu tidak berontak terhadap kedaulatanmu.” Lalu apa guna pemerintah dalam pemerintahan liberal seperti ini? Tidak lain adalah menyediakan kebebasan yang dibutuhkan kapitalisme untuk bisa beroperasi dengan mulus. Kebebasan seperti apa saja? Free market, free trade, freedom of expression, freedom of self-determination, dst. Karena tanpa kebebasan ini, pasar tidak akan beroperasi dengan maksimal. Pemerintah liberal akan menyediakan apa saja yang dibutuhkan agar orang bisa merasa bebas, sehingga ia tidak terhalang untuk berpartisipasi dalam pasar. Mulai deregulasi pasar, modifikasi kurikulum pendidikan yang mengedepankan aspek kebebasan, menebar iklan-iklan layanan masyarakat, memanfaatkan jaringan-jaringan sosial, sampai mendukung pembuatan film: kesemuanya dilakukan demi menciptakan atmosfer yang diperlukan bagi mekanisme pasar untuk berjalan mulus.

Jadi skemanya jelas: di antara negara dan rakyat, terdapat kapitalisme. Kapitalisme merupakan mediasi bagi negara untuk mencapai kesejahteraan rakyat. Atau, menggunakan logika kapitalisme sensasional di atas, maka kapitalisme menyediakan semacam sensasi mampu menyejahterakan rakyat bagi pemerintah selama ia mampu menjaga dan memastikan bahwa pasar beroperasi dengan baik, bahwa pasar berada pada iklim yang bebas. Sekali lagi, dari perspektif kedaulatan negara bersistem-politikkan liberalisme, adalah sensasi menyejahterakan rakyat yang mereka butuhkan untuk menjaga kedaulatannya, dan bukan kesejahteraan kongkrit rakyatnya. Kesejahteraan rakyat, akhirnya hanya diwakilkan oleh angka-angka statistik yang beku dengan beberapa indikator dan indeks, tidak lebih. Dengan angka-angka inilah berikutnya pemerintah menjustifikasi keberadaannya (dan juga untuk di masa yang akan datang).

Singkat cerita, rakyat berontak dengan representasi demikian. Beroperasinya pasar dengan mulus, tidak berarti lancarnya pemenuhan kebutuhan rakyat. Cemerlangnya angka-angka indikator kesejahteraan, bukan berati berbanding lurus dengan aktualitas kesejahteraan rakyat. Sialnya, pemerintah tenang-tenang saja dan tidak merasa ada yang salah dengan pemerintahan mereka. (Inilah efek dari terperangkap sensasi: lupa diri). Di belakang layar, para pejabat asyik masyuk berkorupsi sembari memanipulasi angka-angka statistik. Saat rakyat “dikhianati” maka mereka membalas balik. Bukankah gambaran ini yang belakangan kita lihat dengan jatuhnya rezim Mubarak di Mesir, Ben Ali di Tunisia, Khadaffi di Libya, dst (di Indonesia?). Bukankah gambaran pemerintah-pemerintah korup ini yang marak menghiasi laman-laman WikiLeaks? Bukankah sehari-hari banyak kita temui sinisme tentang pemerintah, stigma negatif pejabat, pemakluman korupsi di kalangan aparat, dst? Hari ini jelas, sistem representasi negara berdaulat sedang dirundung krisis; ia harus menghadapi kegeraman rakyatnya yang berseru “kalian tidak merepresentasikan saya!”

Menjadi semakin kompleks, saat negara yang diharapkan menjaga kapitalisme sedang krisis, di sisi lain, kapitalisme itu sendiri juga sedang dirundung krisis. Berulang kali krisis menimpa kapitalisme: beberapa yang besar dan terbaru, 1998 di Asia Tenggara dan dilanjutkan di Mexico dan Argentina pada tahun berikutnya; krisis akibat hipotek tahun 2008 di Amerika yang menjalar ke krisis utang Eropa sampai hari ini. Kolapsnya Yunani. Mundurnya Italia dan Spanyol dari Eurozone. Di belahan dunia lain, bangkitlah sebuah negara besar, Cina, yang sekaligus menandai lahirnya bentuk baru kapitalisme, yaitu kapitalisme yang berwajah otoritarian, tanpa demokrasi, tapi tetap mantap melaju dalam turbulensi ekonomi global.

Singkat cerita: kapitalisme dan negara berdaulat sedang dirundung krisis. Neoliberalisme sedang berada pada kondisi sakaratul maut. Sebagai gantinya, Neokonservatisme merebak di mana-mana: di Amerika dengan hawkish-nya, semakin populernya kebijakan anti-imigran di Eropa,[11] marak kembaliknya neo-nazisme di Jerman komplit dengan statemen Merkel untuk mengakhiri multikulturalisme,[12] David Cameron yang mengajak kembali ke nilai-nilai Kristen,[13] naiknya neo-ottomanisme di Turki[14] dan neo-eurasianisme di Rusia,[15] dan di tanah air, maraknya isu-isu semacam ‘restorasi’[16] dan maraknya penandasan “kejayaan masa lalu,” merupakan contoh gejala serupa.[17] Daftar bisa bertambah sampai berlembar-lembar, namun bukan porsi tulisan ini untuk membahasnya.

Di bagian terakhir ini, saya akan membahas apa implikasi dari empat hal yang sudah saya bahas sampai sini: sifat modular kehidupan, hasrat manusia akan sensasi, bioekonomi kapitalisme, dan krisis kapitalisme-neoliberal.

“Get a Life!”

Krisis-krisis yang saya sedikit singgung di atas memang terjadi di level yang lebih makro—moneter, finansial, kebijakan, dst.—namun bukan berarti ia tidak memiliki sebab/efek di level yang mikro keseharian. Apapun itu, sayangnya banyak yang tidak menyadari. Apa, misalnya, hubungannya bergantinya tren fashion dengan krisis kapitalisme finansial? Atau apa hubungannya film-film Holywood dengan krisis negara berdaulat dan neoliberalisme? Tentu saja, saya menyadari, untuk menganalisis hal demikian perlu suatu perangkat analisis yang mutakhir. Namun bukan ini poin yang ingin saya tekankan. Hal yang serius untuk ditekankan adalah bahwa praktik-praktik keseharian yang sedang kita lakukan saat ini, didasarkan pada suatu fondasi yang sedang dalam krisis, dan sialnya tidak banyak yang menyadarinya. Kita toh masih bisa dengan tenang menenggak Starbucks sambil asyik memainkan iPad.

Lalu apa yang mencegah kita untuk menyadari ini semua? Jawabannya ada baik pada diri kita, maupun pada kapitalisme itu sendiri. Di satu sisi, yang kita butuhkan, sebagaimana sudah saya bahas, adalah semata-mata sensasi akan suatu gagasan yang terkandung dalam komoditas. Di sisi lain, kapitalisme sensasional menawarkan sensasi tersebut dalam rupa-rupa komoditasnya. Artinya, komoditas kapitalisme menghalangi kita untuk bisa mengakses secara langsung apa yang kita mau! Apa yang kita mau selalu diperantarai, dimediasi, dan disimulasikan sensasinya oleh kapitalisme. Akhirnya kita tidak pernah sampai pada apa yang kita mau tersebut. Akibatnya, kita tidak akan pernah tahu apa yang benar-benar terjadi di “sana,” di tempat produksi komoditas, di pabrik-pabrik sensasi. Kita hanya menjadi konsumen pasif yang menerima terus apa yang kita mau. Kita hanya aktif sejauh memberi feedback, pesan-kesan, saran untuk perbaikan, atau mungkin keluhan pelanggan kepada customer care, agar supaya sang produsen memperbaiki performa komoditas/produknya. Sekali lagi: kita tidak pernah secara langsung sampai ke apa yang kita mau tanpa termediasi komoditas; selamanya kita terjebak dalam afeksi sensasi yang disimulasikan suatu komoditas.[18]

Akibatnya jelas, menjadi tidak mungkin untuk berpikir kritis dan reflektif tentang apa yang sedang kita lakukan, boro-boro krisis global. Namun catatan yang penting di sini, hidup dalam kapitalisme sensasional bukan berarti membuat ia tidak mampu berpikir kritis. Sebaliknya, justru pemikiran kritis adalah salah satu cara kapitalisme untuk berkembang dan memperbaiki diri. Kreativitas, misalnya, merupakan salah satu unsur kritisisme ini. Tanpa kreativitas, kapitalisme hanya akan menjadi sesuatu yang monoton, dan tidak “hidup.” Singkatnya, kita diperbolehkan, bahkan didorong untuk berpikir kritis-kreatif selama berada dalam koridor yang disediakan: bagaimana memvariasi memakan Oreo, bagaimana meningkatkan penjualan, bagaimana mengkreasikan iklan, mendesain bungkus produk, dst.

Lalu kritisisme seperti apa yang dihalangi oleh komoditas kapitalisme? Tidak lain adalah kritisisme yang melampaui koridor yang disediakan. Suatu kritisisme yang mencoba menggapai suatu sumber kebenaran yang disimulasi oleh komoditas, yang tak lain adalah kehidupan itu sendiri. Kritik kapitalisme adalah upaya untuk mengklaim kehidupan yang telah dijadikan bulan-bulanan simulasi kapitalisme sensasional. Kritik adalah musuh utama bioekonomi. Kritisisme tersebut adalah yang mampu keluar dari jebakan afektif sensasi komoditas, menerabasnya untuk sampai ke jantung dari kapitalisme itu sendiri dan melihat apa yang ada di dalam sana. Untuk mampu melakukan kritik demikian, maka hal yang diperlukan pertama-tama adalah memahami logika beroperasinya komoditas. Tanpa memahami apa itu komoditas dan bagaimana logika beroperasinya hari ini, maka upaya untuk keluar dari sensasi komoditas adalah sia-sia.

Namun di sinilah uniknya, kapitalisme mampu menciptakan subyek-subyek yang loyal padanya sedemikian rupa sehingga mereka tidak akan mengutak-atik jantung kapitalisme itu sendiri. Dikatakan unik karena loyalitas tersebut bisa terjadi tanpa disadari. Semisal terkait produk-produk budaya pop seperti film, video game, dst., orang cenderung tidak menganalisis hal-hal tersebut seraya meremehkannya. Analisis lebih baik diarahkan ke data-data statistik dan kebijakan pemerintah. Sekalipun ada orang yang mau mencoba menganalisis budaya pop tadi, serta-merta ia dihardik, “ayolah, jangan terlalu serius!” Atau saat seseorang mencoba menganalisis hal-hal yang remeh temeh seperti prilaku orang di diskotik, selera berpakaian orang, sampai menu makanan suatu restoran, mencoba menunjukan logika komoditasnya, maka kita akan mencemoohnya, “come on, get a life!” atau menyudahinya dengan mengatakan “ah bego ah, berat ngomong ama lo.”

 

Hal lain yang mencegah analisis adalah moralisasi. Saat misalnya kita melihat orang miskin yang meminta-minta, dan kita tergerak, maka kita akan segera mengasihani orang tersebut, seraya memberikan sedekah karena iba. Bagi saya, hal ini menyembunyikan dua lapis kemunafikan: perasaan iba muncul karena seseorang merasa lebih “beruntung,” sehingga ia merasa berdosa dan akan sangat kejam jika tidak membagi keberuntungan tersebut melalui bersedekah/beramal. Tidak ada yang salah. Melainkan dimensi hipokrit segera terasa: orang melakukan sedekah dan amal tersebut semata-mata untuk menghilangkan perasaan bersalah tadi—dan bukan maksud tulus membantu. Hipokrisi kedua adalah bahwa tindakan amal tadi adalah ungkapan malas yang bersangkutan untuk benar-benar “membantu” orang miskin tadi. Di katakan malas karena ia tidak pernah mau secara militan berpikir ruwet untuk melihat kondisi-kondisi apa yang membuat orang tersebut termiskinkan. (Kemalasan ini tentunya berterima kasih kepada kultur instan, praktis, pragmatis yang mewarnai kehidupan sosial hari ini). Absennya militansi paradigma pikir ini membuat amal/sedekah tadi tidak akan mampu benar-benar menolong si miskin. Hal ini tidak hanya dalam artian mengentaskannya dari kondisi yang memproduksi si miskin tersebut dan para miskin lainnya, melainkan juga melawan kondisi tersebut yang notabene merupakan proses deviasi yang merebut kesetaraan: yaitu suatu kondisi yang membuat kita (yang merasa “beruntung”) dan si miskin (yang “malang”) setara; suatu proses yang membuat si miskin harusnya juga “beruntung”—atau sebaliknya, yang membuat kita harusnya juga “malang.”

Ujung dari absen dan melesetnya analisis ini tentu membuat krisis selamanya tidak akan pernah tersentuh, apalagi benar-benar terselesaikan. Seluruh upaya untuk menyelesaikan krisis, saat ia tidak menyentuh jantung krisis tersebut, hanya menciptakan efek sensasi saja: sensasi menyudahi krisis. Selama kita terus terjebak dalam sensasi kapitalisme sensasional, maka akan senantiasa kita harus saksikan, jika bukan merasakan, ombak-ombak krisis kapitalisme tersebut. Nikmatnya kapitalisme adalah sepaket dengan getir krisisnya. Menu baru McDonalds adalah sepaket dengan nasi aking yang sehari-hari dimakan orang-orang di Yahukimo. Pendirian mall-mall di megapolitan juga sepaket dengan perampasan lahan di tanah-tanah pertanian di Cina, di pedalaman India dan Nepal, di Papua, Tiaka, Mesuji, Bima, dst. Begitupula konser David Foster sepaket dengan aksi bakar diri Sondang Hutagalung di depan Istana. Tidak bisa kita terima sensasinya saja seraya menolak negativitasnya yang notabene sepaket. Nikmati keduanya, atau jika kita tidak mau, sudahi keduanya. Hanya dengan ini kita bisa benar-benar “get a life!” [HYP]

NB: Sebelumnya telah dimuat di IndoProgress, http://indoprogress.com/2012/02/20/get-a-life/


[1] Makalah disampaikan pada Seminar Akhir Tahun, “Today’s Crises: Are We Really Living in A Beautiful Li(f)e?” Program Studi Ilmu Hubungan Internasional, Universitas Al-Azhar Indonesia, 23 Desember 2011.

[2] Peneliti dan Manajer Program di PACIVIS Center for Global Civil Society Studies, FISIP UI. Kontak: yosieprodigy@live.com

[3] Saya meminjam iklan rokok L.A. Lights di sini.

[4] Kapitalisme, singkatnya, suatu sistem ekonomi yang bertumpu pada proses pertukaran komoditas di suatu ruang yang bernama ‘pasar’. Komoditas yang dipertukarkan tersebut didapat melalui suatu proses produksi dengan berbasiskan pada kepemilikan faktor produksi, atau yang disebut kapital (modal). Berbeda dari sistem ekonomi lainnya (barter atau sosialisme misalnya), kapitalisme mensyaratkan proses dan ruang pertukaran dan produksi komoditas ini dilembagakan, distandarisasi (dengan ‘uang’ utamanya), dan bebas dari intervensi eksternal yang berpotensi mengganggu mulusnya proses pertukaran di pasar tersebut.

[5] Lebih jauh, lihat Walter Banjamin, “Capitalism as Religion” [Fragment 74], terj. C. Khautzer, dalam Eduardo Mendieta, ed. Religion as Critique: The Frankfurt School’s Critique of Religion (New York: Routledge, 2005).

[6] Roland Barthes, Mythologies, terj. A. Lavers (Noonday Press, 1972 [1957]), hal 16.

[7] Gagasan ini dikembangkan terutama olehseorang post-workerist dari Italia, Andrea Fumagalli, “Bioeconomics, Labour Flexibility and Cognitive Work: Why Not Basic Income?”dlm. G. Standing (peny.) Promoting Income Security as a Right: Europe and North America (Anthem Press, 2005); Cristina Morini and Andrea Fumagalli, “Life put to work: Towards a life theory of value,” Ephemera 10, no. 3-4 (2010): 234-252.

[8] Saya meminjam iklan rokok Star Mild di sini.

[9] Virtualitas berbeda dari aktualitas, dalam hal efek. Untuk bisa memiliki efek, sesuatu cukup virtual (tidak benar-benar ada secara kongkrit) tanpa perlu aktual (ada secara kongkrit).

[10] Foucault mencatat dialog yang menjadi asal-usul kata ini. Terjadi pada 1680 antara Jean-Baptiste Colbert, Menteri Keuangan Perancis pada masa tersebut, dengan Joel Le Gendre, perwakilan para pebisnis Perancis saat itu: Colbert : ‘What can I do for you?’, Gendre : “What can you do for us? Leave us alone (Laissez-nous faire)!” Michel Foucault, The Birth of Biopolitics, terj. G. Burchell (Hampshire: Palgrave Macmillan, 2007) h. 20.

[11] Perancis misalnya, tahun lalu mengusir para gipsi. Lihat “BBC News – France sends Roma Gypsies back to Romania”, n.d., http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-11020429.

[12] Lihat “Angela Merkel: German multiculturalism has ‘utterly failed’ | World news | guardian.co.uk”, n.d., http://www.guardian.co.uk/world/2010/oct/17/angela-merkel-german-multiculturalism-failed.

[13] Lihat “Cameron calls for return to Christian values as King James Bible turns 400 | World news | The Guardian”, n.d., http://www.guardian.co.uk/world/2011/dec/16/cameron-king-james-bible-anniversary.

[14] Lihat “Turkish P.M. Erdogan: We Cannot Deny Our Ottoman Past | Global Spin | TIME.com”, n.d., http://globalspin.blogs.time.com/2011/09/29/turkish-p-m-erdogan-we-cannot-deny-our-ottoman-past/.

[15] Lihat “Russia: Vladimir Putin advances Eurasian Union | GlobalPost”, n.d., http://www.globalpost.com/dispatch/news/regions/europe/russia/111026/russia-putin-advances-eurasian-union. dan “Putin prepares the Russian empire to strike back | Simon Tisdall | Comment is free | The Guardian”, n.d., http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/dec/01/putin-prepares-russian-empire.

[16] Lihat misalnya “detikNews : Partai NasDem Dideklarasikan, Usung Restorasi Indonesia”, n.d., http://www.detiknews.com/read/2011/07/26/154710/1689795/10/partai-nasdem-dideklarasikan-usung-restorasi-indonesia.

[17] Bahkan sekelompok orang sampai niat membahas tentang Indoensia-Atlantis untuk mengembalikan kejayaan Indonesia. Lihat “Indonesia adalah Atlantis yang Sesungguhnya? – KOMPAS.com”, n.d., http://sains.kompas.com/read/2010/01/28/16331067/Indonesia.adalah.Atlantis.yang.Sesungguhnya.

[18] Bahkan, dalam psikoanalisis Lacanian, apa yang kita mau tersebut sebenarnya tidaklah ada. Kekurangan fundamental yang secara inheren melekat di psike kitalah yang mengkonstruksikan imaji hasrat, suatu gagasan tentang kepenuhan fundamental. Imaji ini yang berikutnya menangkap rupa-rupa konstruksi sosial masyarakat untuk diidentifikasikan dengan dirinya. Jadi singkatnya, ada hasrat dalam diri subyek; namun seperti apa obyek tersebut, sang subyek tidak pernah tahu pasti selain sebagaimana yang “diberi-tahu” oleh orang lain. Lihat pembahasan Lacan tentang lamela dan obyek hasrat, Jacques Lacan, Seminar 7: The Four Fundamental Concept of Psychoanalysis, terj. Alan Sheridan (W.W.Norton Company, 1981), hal. 198.